Edito

Jean-Pierre STEIN
Président de la CMCAS de Nice
CMCAS Info 117

L’élection présidentielle française aura été très particulière cette année. En effet après le délitement des deux principaux partis de gouvernement de ces 50 dernières années, nous avions l’étrange choix entre tomber dans le précipice avec le FN ou se prendre le mur avec le néo-libéralisme du candidat “En Marche”.

Aujourd’hui le Président MACRON voudrait mettre fin au bipartisme, à la Droite et à la Gauche, inventer une nouvelle voie… Certes accordons-lui le bénéfice du doute mais ses premières annonces ressemblent étrangement à une casse de notre socle social avec une “simplification” du code du travail et la suppression des régimes spéciaux de retraites !

Si le redressement du pays devait avoir comme préalable la remise en cause de conquis sociaux et une harmonisation par le bas alors oui il faudra combattre avec force cette politique. Et c’est là que le mot conquis prend toute sa place par rapport à l’acquis qui par définition est devenu définitif par l’usage. C’est en effet le rapport de force qui a arraché aux Employeurs nos conquis.

Il en est de même pour le statut des Electriciens et Gaziers, certains et pour ne pas le nommer, M. LEVY PDG d’EDF SA, se verraient bien le détricoter en se servant du projet de la nouvelle loi travail. Dans un courrier adressé au gouvernement il souhaitait “s’inscrire dans le mouvement de modernisation du droit du travail”. Un accord d’entreprise suffirait à modifier ou mettre fin à des textes statutaires alors qu’auparavant c’était “in fine” l’état qui devait arbitrer avant la publication de décrets modificatifs. En clair faire que l’inversion de la hiérarchie des normes s’applique également dans les Industries Electrique et Gazière.

L’exemple de la pérennisation des Activités Sociales en est la parfaite illustration puisque le gouvernement de l’époque a été plus loin que les premières recommandations de la plateforme des Employeurs avec des mesures d’accompagnement supplémentaires pour 5 ans. Nonobstant ces accords, nous pourrions nous retrouver dans la même situation que les salariés de l’entreprise Smart qui n’ont eu de choix que d’accepter un retour aux 39 heures payés 37 sinon c’était la fermeture de l’usine et la délocalisation en Hongrie. Drôle de manière d’envisager le dialogue social !

«Pour ne pas subir, une seule solution : la mobilisation».

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